CONTEXTE

Au Sénégal, le Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant est (8) fois inférieur au PIB moyen mondial et l’indice de Développement Humain le classe très loin dans la liste mondiale.

10 % des crédits bancaires sont captés par les Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) alors que le système bancaire au Sénégal est en plein essor avec :

26 banques en activité ;

– des crédits à l’économie, qui progressent de plus de 15 % chaque année ;

– des ressources bancaires qui ont augmenté de 25 % en 2011 et en 2012.

Mais la réalité est qu’au Sénégal, l’offre de crédit bancaire est inadaptée du fait qu’elle cible essentiellement les grandes entreprises et qu’elle est composée à 53 % de crédits à court terme avec une durée moyenne de 10 mois, ne répondant pas ainsi au besoin d’investissement de nos Micros, Petites et Moyennes Entreprises.

Par ailleurs une étude réalisée en 2010 par l’UEMOA a révélé que les deux (2) principales causes de rejets des demandes de crédits bancaires sont:

– le manque de garantie pour 51% des cas ;

– l’insuffisance de la qualité dans le montage technique  des dossiers pour 35 % des cas.

LE FONGIP vient apporter la solution à ces différentes équations en répondant également à la demande clairement formulée lors de la Concertation Nationale sur le Crédit en 2010 qui était de créer un fonds de garantie au Sénégal pour réduire le gap de financement bancaire des Micros, Petites et Moyennes Entreprises, gap estimé à 500 milliards de francs CFA.

Les impacts attendus du FONGIP :

– en termes d’augmentation du volume des crédits bancaires destinés aux MPME, réduction de 50 % du gap de financement, soit 250 milliards de francs CFA dès 2016 ;

– en termes de création d’emplois : 30.000 emplois directs par an et cela pour 50 milliards de fonds dédiés à la garantie et à la bonification ;

– en termes de réduction des coûts de financements et surtout de l’allongement de la durée moyenne des crédits, 3 ans contre 10 mois aujourd’hui .