FONGIP

Le Sénégal  est la quatrième économie de la sous-région ouest africaine. Cependant, la transformation structurelle de l’économie demeure lente.  En 2011, le produit  intérieur brut (PIB) s’élevait à 6.767 milliards FCFA, soit un PIB par tête de  526 390 FCFA. Pour la même année, le taux  de croissance économique s’est établi à 2,1% après 4,3% en 2010, 2,4% en 2009, 3,7% en 2008 et 4,9% en 2007.

Selon la concertation nationale sur le crédit en 2010, le besoin en financement  au Sénégal s’élevait à 500 milliards de FCFA, alors qu’on avait noté qu’il y avait plus de 90% des entreprises sénégalaises qui étaient des PME. Cependant, elles ne captent que 10% des financements.

Paradoxalement, le secteur bancaire, lui est en plein essor. En effet, il  a participé au financement de l’économie à travers les crédits à la clientèle. L’accès au crédit s’est également démocratisé grâce à l’augmentation massive d’une classe moyenne fonctionnaire, commerçante ou titulaire d’un contrat de travail en bonne et due forme. Ceci exclut partiellement les PME. En effet, les principaux écueils notés, auxquels sont confrontés ces PME dans leur quête de financement sont liés à la garantie et au « montage de dossiers ».

Des stratégies ont donc été prévues pour promouvoir de nouveaux produits phares, aptes à diversifier et élever le tissu économique. C’est dans ce cadre qu’est né le FONGIP : Le fonds de garantie des investissements prioritaires. D’abord recommandé par l’UEMOA et la concertation nationale sur le Crédit ; puis par la loi d’orientation relative à la promotion et au développement des PME(2008), le FONGIP est aussi un engagement électoral du Président de la République. En effet, dans son programme, il s’est engagé à mettre en place un fonds de garantie de 50 Milliards de FCFA.